Ouagadougou, 3 juin 2026 (AIB) – Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exhorté les critiques de l’Alliance des États du Sahel (AES) à mettre fin à toute forme d’arrogance et à laisser la confédération poursuivre sereinement son modèle souverain de développement et de gestion.
À Libreville, il a répondu avec fermeté mais courtoisie à un journaliste français qui reprochait aux dirigeants de l’AES de refuser les élections afin de se maintenir au pouvoir.
« C’est vous qui parlez toujours d’eux. À un moment donné, il faut les laisser tranquilles. Sinon, ils vont se concentrer sur leurs priorités », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État gabonais a estimé qu’il est nécessaire de contribuer à l’apaisement de la situation sécuritaire au Burkina Faso, au Mali et au Niger, afin que ces pays puissent consacrer davantage de ressources au développement plutôt qu’aux dépenses militaires.
« Il faut les accompagner dans l’apaisement, sans les frustrer ni les mépriser. Cette approche ne fonctionne plus », a-t-il ajouté.
Il a également souligné que les nouveaux responsables de l’Union africaine se sont emparés de la question et que les Africains sont capables de trouver des solutions aux problèmes du continent.
« Ce sont des États souverains. Nous pouvons conseiller, mais on ne peut pas imposer à un chef d’État ce qu’il doit faire, qu’il soit en transition ou non », a insisté le président gabonais.
